Printemps des Fameuses 2016 : secteur du numérique, où sont les femmes ?

Printemps des Fameuses 2016 : secteur du numérique, où sont les femmes ?

L’édition 2016 du Printemps des Fameuses s’est déroulée ce vendredi 18 mars, au CCO de Nantes, avec le maître mot ACTION. Alors oui, l’événement était forcément féministe, mais d’après moi, de façon raisonnable. En effet, beaucoup d’intervenants ont démontré à quel point agir de façon « féministe » est aussi crucial pour l’épanouissement de la femme que pour celui de l’homme. Les interventions, féminines et masculines, ont toutes été d’une grande qualité, avec l’humour en plus !
Une petite remarque tout de même : l’audience était constituée d’une très grande majorité de femmes. Le 21 septembre 2015, lors de l’événement du Grand Concentré Économie Numérique, la proportion était inversée. On le voit, il y a encore du chemin à parcourir.

Malgré une prise de conscience de la nécessité de favoriser – voire d’imposer – la parité dans le monde professionnel, il existe toujours des différences de genre dans certains secteurs d’activité.
Prenons le cas des métiers du numérique. Le secteur du numérique, qui regroupe les entreprises de l’industrie des technologies de l’information et de la communication, est le secteur le plus dynamique de l’économie mondiale. Cependant, ces métiers sont encore largement masculinisés. Aujourd’hui, il y a seulement 27% de femmes dans le secteur du numérique, contre 48% pour le reste de l’économie.

Lisez l’article plus complet sur le Printemps des fameuses 2016 : des hommes et des femmes agissent pour l’égalité des sexes

Or, cette distinction s’installe très tôt, dès le moment où il faut orienter le cursus scolaire. A ce stade, la filière du numérique est largement préférée par une population masculine. Cet exemple est une bonne illustration de la nécessité de défaire les clichés professionnels sexués. En effet, une étude menée par Syntec Numérique identifie un certains nombre de facteurs qui influencent le choix des jeunes filles au moment de la décision d’orientation pour les études :

  • une image sexuée de la société
  • l’influence des médias
  • le méconnaissance des métiers, plus particulièrement du numérique (vus comme des métiers de bidouilleurs codeurs scotchés devant leur écran)
  • l’absence de modèles féminins…

L’une des conclusions de l’étude est la suivante :

Si aucune action n’est menée en vue d’attirer plus de femmes dans les métiers du numérique, le nombre de femmes formées aux métiers du numérique sera inférieur aux besoins des entreprises et le nombre de femmes dans la branche risque alors de diminuer.

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